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L'auteur rappelle que la remémoration des souvenirs infantiles n'a pas suffisamment d'effets thérapeutiques'si l'élaboration interprétative n'est pas utilisée pour montrer au malade comment ses pulsions agissent toujours de façon identique dans sa vie actuelle. Par ce biais, la psychanalyse devient une expérience corrective qui exige évidemment une attitude de plus en plus active de l'analyste dans le sens qu'il participe aux situations, en y jouant un rôle.
Le danger est ici d'une certaine automatisation des interprétations qui tendent à devenir de véritables « slogans ».
On observe des patients qui font des rechutes malgré un bon travail de l'analyste à cause, selon l'auteur, de la persistance de l'effet névrotisant de leurs expériences infantiles. Elle pense que les traumatismes de la période de latence sont spécialement importants. Ils viennent colorer les souvenirs écrans les plus anciens. Dans ces conditions traumatiques, des fantaisies sont agies grâce aux expériences réelles et reproduisent finalement les fantasmes les plus précoces. Ces souvenirs écrans sont apparemment tardifs et peuvent tromper l'analyste. L'élaboration interprétative en est spécialement importante. L'attention sera attirée par un blanc dans les souvenirs, le phénomène du rêve dans le rêve, les rêves qui reproduisent des événements réels. Des exemples cliniques montrent la nécessité dans ce cas de l'élaboration et de la reconstitution interprétative.