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La psychanalyse a montré que la conduite humaine est déterminée par le besoin de satisfaire des instincts en utilisant des objets, mais aussi par le besoin de maintenir un contact avec ces objets. La conduite humaine est également symbolique et comprend des éléments de communication. Les formulations théoriques de la psychanalyse sont insuffisantes à ce dernier point de vue: par exemple, le terme d'investissement objectai ne tient pas compte de la transmission de la libido à l'objet lui-même. Les émotions jouent un rôle essentiel dans les communications interindividuelles. Ce travail est un essai de métapsychologie de la communication.
C. R. part d'un exemple: lorsqu'un bébé crie, ce fait a une signification pour lui, mais aussi pour sa mère, et les émotions de l'enfant peuvent être considérées du point de vue de la psychologie individuelle, comme de celui de la communication.
D'une manière générale, les mots ayant été appris à partir des objets, leur fonction primaire est la communication avec ces objets: autrement dit la qualité essentielle des systèmes préconscient et conscient est qu'ils sont communicables: le Moi est une partie du Ça qui est capable de communiquer avec les objets.
Le but du traitement psychanalytique est donc d'établir ou de renforcer les capacités du patient à la relation objectale. A ce point de vue, l'analyste doit apparaître comme capable de maintenir une telle relation avec son objet, le patient.
Il le fait avant tout par des signes où le rituel de la séance joue un rôle primordial. Il faut distinguer ici signes et symboles — les signes indiquent et les symboles se réfèrent à une situation, un objet, etc., les signes psychologiques sont aussi des signaux. Par exemple les pleurs d'un bébé sont non seulement un signe, mais aussi un signal de détresse et leur valeur symbolique n'est pas