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Dans cet article., l'auteur fait remarquer que Freud a écrit son Moïse de Michel-Ange à une période de crise de sa vie, c'est-à-dire au moment où un certain nombre de mouvements dissidents se séparaient de celui qu'il avait fondé. Sa conception d'un Moïse qui se maîtrise et qui domine ses instincts l'amène à développer le problème de la sublimation dans l'œuvre de Freud. L'auteur dépasse sans doute la pensée de Freud quand il fait de la renonciation au principe du plaisir au profit de la réalité la base de la maturation humaine et de la thérapeutique. Il défend une théorie anthropologique de la psychanalyse et estime que dans la théorie de la libido, il faudrait introduire la notion de force transformatrice déclenchée par l'événement que représente la rencontre de la réalité en tant que détermination personnelle et destin propre. L'auteur reconnaît d'ailleurs que cette démonstration reste réservée à ce que Freud a appelé son unique enfant non analytique.