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S'il est un domaine où la formation psychanalytique des psychiatres d'enfants semble particulièrement s'imposer, c'est bien celui des obsessions. La position de la psychiatrie infantile traditionnelle sur ce problème est bien connue: elle tente de décrire chez l'enfant des états où l'anxiété s'accompagne d'obsessions diverses dont elle se contente de rappeler la classification. Finalement elle ne manque pas de se référer à la notion de psychasthenic constitutionnelle et à ses manifestations qui peuvent émailler la vie de l'enfant. Pourtant la plupart des psychiatres d'enfants n'ont pas pu manquer d'être frappés par la fréquence avec laquelle on observe, à différentes périodes, et même chez l'enfant jeune, des manifestations d'ordre obsessionnel, sans que celles-ci annoncent toujours l'éclosion ultérieure d'une névrose obsessionnelle. Le problème de l'évolutivité de ces symptômes, de leur signification se trouve ainsi fatalement posé. Depuis longtemps, les psychiatres d'enfants de formation psychanalytique savent parfaitement que la constatation de manifestations obsessionnelles dans l'enfance ne permet nullement d'en arriver au diagnostic de névrose infantile ou d'état pré-névrotique. Il faut tenir compte des mécanismes de type obsessionnel qui sont normaux et qui ne font finalement qu'exprimer des modes de structuration particuliers du Moi de l'enfant. Par ailleurs des manifestations d'ordre phobique ou obsessionnel peuvent être les premiers signes des états prépsychotiques de l'enfance. Enfin des examens systématiques et prolongés et répétés que le psychiatre d'enfants peut avoir à conduire à propos des troubles du comportement pour lesquels il est consulté par certains parents, l'amènent parfois à découvrir que ceux-ci s'établissent en réaction à une anxiété qui tend à se structurer sur le mode obsessionnel.
Freud s'est, en de nombreuses occasions, intéressé au problème de la névrose infantile: on en trouvera la meilleure preuve dans ses études cliniques qui sont