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A mesure que les travaux psychanalytiques gagnent en profondeur, on s'aperçoit que le problème de l'angoisse névrotique est étroitement lié à la qualité des premières relations objectales, aux accidents survenus au cours de celles-ci et aux moyens de défense adoptés par un individu pour se prémunir contre le retour de ces accidents qui ont été sentis comme douloureux et désécurisants ou contre la reviviscence de saffects qui les avaient marqués.
Actuellement, on se préoccupe moins des antagonismes entre les instances topiques que constitue la triade: Ça, Moi, Surmoi que des causes auxquelles ces antagonismes doivent leur existence; on est allé plus avant dans l'histoire de l'individu en remontant aux premières relations objectales d'où dérivent toutes les formes de rapports avec l'autrui dans lesquelles s'insèrent, d'une part, le comportement relationnel du Moi et, d'autre part, celui du Surmoi qui en règle les conditions.
On poursuit maintenant cette fructueuse étude en tentant de voir ce qui se passe dans ce qu'on pourrait appeler la préhistoire du Moi, c'est-à-dire la période antérieure à son apparition qui doit correspondre à ce que nous désignons par phase pré-objectale, précédant donc l'événement capital qu'est la constitution de l'objet. R. Spitz (1) situe l'achèvement de cette constitution vers la fin de la première année, le début correspondant à l'organisation des éléments nucléaires du Moi vers le huitième mois, travail annoncé par ce que cet auteur