You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans la causerie que j'ai été invité à vous présenter ce soir, je ne me propose pas de développer un point de théorie ou de clinique bien précis mais de formuler quelques considérations gravitant autour du Principe de Plaisir et du Principe de Réalité.
Après quelques généralités, j'émettrai quelques réflexions sur :
— la notion de plaisir ;
— la notion d'instinct de mort ;
— les Principes de Plaisir et de Réalité ;
— le conditionnement du plaisir ;
— le Surmoi, le Moi et le Ça devant les Principes de Plaisir et de Réalité.
Mon dessein n'a pas été de développer chacune de ces questions que plus personne n'ignore. Je n'en toucherai que quelques aspects particuliers, sinon originaux. On ne peut plus, depuis qu'a paru l'ouvrage de Freud : Au delà du principe de plaisir, trouver à faire des commentaires bien nouveaux à présenter à un public éclairé. Néanmoins puis-je dire qu'à mon sens cette œuvre, relativement peu volumineuse, me paraît la clé de voûte de toute la psychologie affective et contient tous les éléments permettant la compréhension des mécanismes d'où procède ce que nous appelons névrose. Et il me semble bien qu'Au delà du principe de plaisir comporte des implications dont l'étude est encore loin d'être épuisée.
Peut-être semble-t-il téméraire de vouloir ramener à une seule cause centrale l'explication de tous les états psycho-pathologiques. Pourtant, en étudiant de près les deux Principes de Plaisir et de Réalité, leurs fausses diversités, leur dosage réciproque et leurs interactions variées, on arrive à penser qu'une névrose ne serait pas concevable dans