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Le 30 juillet 1932, sur l'invitation de la Société des Nations et de son Institut international de Coopération intellectuelle de Paris à convier une personne de son choix à un sincère échange de vues sur un problème par lui sélectionné, le célèbre physicien Einstein écrivait à Freud et l'invitait à discuter la questions suivante qui, écrivait-il, « constitue le plus pressant de tous les problèmes auxquels la civilisation a à faire face. Voici — ajoutait-il — le problème : Y a-t-il un moyen quelconque de délivrer l'humanité de la menace de la guerre ? Tout le monde sait qu'avec les progrès de la science moderne ce problème est devenu une question de vie ou de mort pour la civilisation telle que nous la connaissons. Et cependant, tout le zèle déployé, tous les essais tentés pour donner une solution à ce problème ont lamentablement échoué ».
Un quart de siècle plus tard, et après une deuxième guerre mondiale, la lettre d'Einstein et la réponse de Freud qui furent publiées, en 1933, par l'Institut international de Coopération intellectuelle, plus haut nommé n'ont rien perdu de la vigueur, de la fraîcheur et de la clarté avec lesquelles ces deux éminents citoyens du monde et géniaux savants ont débattu le sujet. Qu'un savant de la stature d'Einstein se soit tourné vers Freud, et non vers des hommes politiques, pour tâcher