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L'auteur rapporte les traits essentiels de la clinique de seize pré-schizophrènes (dix femmes et six hommes) qu'il a pu suivre pendant des périodes allant de un à trois ans.
Parmi les facteurs auxquels l'auteur accorde un rôle étiologique l'étude du. milieu familial du malade tient la première place ;
La Mère n'est pas toujours atteinte de troubles comparables à ceux présentés par son enfant. Parmi les seize sujets étudiés certains avaient des mères présentant une psychose maniaco-dépressive.
Ce qui contribue à la genèse des désordres de la personnalité de l'enfant, c'est la relation à la mère qui, dans tous les cas, présente des caractères pathogènes spécifiques.
La mère est une personne qui souffre et qui le dit ; c'est une martyre qui se sacrifie à son enfant, à sa maison, et le publie ; si elle est malade, ne se soigne pas : elle n'en a pas le temps (l'enfant exige toutes ses minutes) ou n'en a pas les moyens (le bien-être de l'enfant doit passer d'abord).
Un autre caractère important du comportement maternel à l'égard de l'enfant c'est la surprotection dont elle l'entoure et le perfectionnisme qu'elle se sent justifiée d'exiger en retour.
Le contrôle maternel est vigilant, dictatorial et moralisateur.
La mère est un monarque absolu qui toujours « sait mieux », est infaillible, a toujours raison, fait pour le mieux et n'est jamais égoïste. Si quelquefois, et cela arrive, elle bat son enfant, c'est elle qui a le plus de peine et l'enfant apprend que, battu, il tue sa mère.
En effet, l'auteur souligne avec une force particulière ce dernier et important trait commun : la mère contribue inconsciemment à accroître démesurément la culpabilité et l'asservissement de l'enfant par la menace constante de sa mort à elle, conséquence des moindres peccadilles de son enfant. « Je mourrai parce que tu es méchant » est une phrase typique, que l'auteur a retrouvé chez toutes les mères de ses malades.
Le Père : amical et affectueux à l'égard de l'épouse et de l'enfant, sa faiblesse n'est