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Le cas de Gisèle G…, se pose fréquemment au cardiologue : accès récidivants de tachycardie survenant sur un cœur normal aux divers examens cardiaques. La plupart des sujets se plaignant de palpitations n'ont d'ailleurs aucune cardiopathie organique, et les facteurs psychosomatiques sont particulièrement importants chez eux. C'est par exemple le cas de la tachycardie paroxystique vraie (ou maladie de Bouveret), des extrasystoles, et des accès de tachycardie sinusale, survenant d'ailleurs souvent sur un fond d'accélération permanente. Ces derniers faits sont d'ailleurs bien classiques (« Cœur irritable », « Névrose tachy-cardique », « Asthénie neuro-circulatoire » des auteurs anglo-saxons). L'étude psychosomatique et ses conséquences thérapeutiques ont ici d'autant plus d'intérêt que les médications bradycardisantes ont souvent chez ces patients une action décevante.
Mlle Gisèle G…, âgée de 21 ans, m'est amenée par ses parents le 18 février 1957 pour une tachycardie ayant déjà débuté en 1956, mais ayant récidivé depuis le début 1957, sous forme d'accès durant un quart d'heure, à début et fin progressifs, ayant les caractères habituels des tachycardies sinusales bénignes. Un accès survenu cinq jours plus tôt a duré une demi-heure et s'est accompagné de lipothymie. Le cœur est régulier à 80 par minute, absolument normal à l'auscultation, la radioscopie et l'électrocardiogramme. Tension artérielle 13/7. L'examen général est négatif; à signaler en particulier l'absence de signe de Chvostek. Il n'y a pas d'antécédents pathologiques notables (légère aérocolie, rhume des foins depuis deux ans et en voie d'amélioration).