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Cette communication est une tentative pour expliciter ce que, dans mon expérience de traitements de malades à structure psychotique, enfants, adolescents ou adultes, j'ai été intuitivement amenée à faire. La confrontation de ces procédés empiriques avec ceux pratiqués par Lebovici et Diatkine m'a permis de constater une concordance qui m'a laissé à penser qu'il serait peut-être de quelque intérêt d'essayer d'en dégager le sens théorique. Pour préciser mon propos, il me semble utile de l'introduire par trois exemples dont je ne donnerai ici que l'essentiel.
1) Il s'agit d'un enfant que j'appellerai Jean-Pierre, âgé de 9 ans ; je ne rapporterai ici que quelques éléments de l'observation pour ne pas alourdir inutilement mon exposé. Fils unique, il avait présenté dans sa petite enfance un état d'anorexie mentale grave qui avait motivé dès l'âge de trois ans, l'institution d'une psychothérapie d'ailleurs assez brève. Il me fut adressé à l'âge de 8 ans pour des troubles du comportement très sérieux, aussi bien à la maison qu'à l'école. Son travail scolaire, par ailleurs, était en contradiction flagrante avec ses capacités intellectuelles. Il arrivait difficilement à suivre sa classe, en dépit de rétrogradations successives ; enfin l'anorexie était réapparue de façon particulièrement intense. Au bout d'un temps de traitement relativement court — près de 18 mois — Jean-Pierre me déclara, ainsi qu'à ses parents, qu'il était décidé à ne plus revenir, car « il avait