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Le XXe Congrès des Psychanalystes de Langues romanes restera marqué dans tous les esprits par l'accueil particulièrement sympathique de nos amis belges. L'unité du sujet, la valeur des différents rapports, les discussions intéressantes qu'ils ont entraînées, marqueront certainement une date dans l'histoire de la psychanalyse de langues romanes. En effet, jamais il n'est tant apparu que si, de plus en plus, on cherche à mieux définir ce qui se passe dans la situation analytique classique, dès que l'on aborde des malades qui sortent du cadre des névroses, il est indispensable d'élargir les perspectives classiques et de quitter toute attitude rigide.
Le Congrès débuta le samedi matin par une allocution de M. Lechat que l'on trouvera par ailleurs. Celui-ci nous accueillit avec sa bonhomie souriante, transmit les excuses d'un certain nombre d'absents, nous rappela le succès de ce Congrès qui réunissait plus de cent congressistes et dans lequel étaient représentées plus de quatorze nations. Il salua nos invités d'honneur et passa la présidence à M. Schlumberger, président de la Société psychanalytique de Paris. Celui-ci fit observer une minute de silence après nous avoir appris la perte très douloureuse d'Ernest Jones qui a tant œuvré pour la connaissance des idées de Freud et de Freud lui-même.
Après une brève allocution, il passa la parole au Dr Nacht qui, dans une langue remarquablement claire, résuma le rapport qu'il avait présenté avec le Dr Racamier. Il fut fort satisfaisant de voir comment l'expérience de la vie quotidienne avec les psychosés et la connaissance approfondie de la technique de ces cas que possède notre ami Racamier peut s'unir avec la doctrine lumineuse de notre maître. La largeur de la fresque traitée, ne pouvant satisfaire complètement tout le monde, les auteurs insistèrent sur leur ambition, pleinement réalisée, de nous donner un instrument de base pour l'étude de cette question si importante.
La matinée fut consacrée aux interventions du Dr Lebovici