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De notre étude psychanalytique du délire, nous ne voulons vous présenter ici que les grandes lignes. Des problèmes nombreux et complexes que soulève une appréhension psychanalytique du fait délirant, nous ne voulons relever et résumer que ceux dont l'importance, au cours de notre propre travail, nous a paru décisive.
Que le délire soit et constitue la solution plus ou moins stable d'une situation de conflit psychique, c'est ce qu'il ne nous fut guère difficile de vous démontrer, ou plus exactement de vous rappeler, car d'autres l'avaient indiqué bien avant nous, à commencer par l'excellent Falret, et d'autres anciens auteurs qui l'avaient pressenti dans les siècles passés, avant que Freud, il y a plus de 60 ans, ne l'affirmât d'une façon définitive.
Quel que soit le conflit, l'angoisse qui lui est inhérente éclate à plus ou moins longue échéance en la personne du malade, ou plus exactement en son « Moi ».
Et c'est de ce Moi que procède la défense dont le délire — cette fuite et ce compromis — sera le produit final.
Cette conception dynamique est parfaitement fidèle à l'enchaînement historique de phénomènes cliniques. Avant le délire, c'est toujours