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Les données de l'observation médicale et les problèmes qui s'y rattachent ayant été exposés, je me propose de présenter l'observation psycho-somatique du malade, en rapportant, dans une première partie, l'entretien tel qu'il s'est déroulé, pour rassembler secondairement les éléments essentiels, voir comment on peut les interpréter et tenter de répondre aux questions posées par le somaticien. Je serai amené ainsi à faire quelques répétitions, mais cet inconvénient me paraît compensé par l'intérêt qu'il y a à montrer l'ordre dans lequel le matériel s'est présenté et, avant tout, comment s'est établie et a évolué la relation du malade avec moi.
L'entretien se divise en trois parties et cette division semble être aussi bien le fait du malade que le mien, dans la mesure où les articulations coïncident avec les moments où l'appréhension intuitive d'une certaine tension de la relation me rendait plus impérieux le désir d'obtenir des informations complémentaires, me portait à poser des questions et me conduisait à adopter momentanément une attitude plus « dirigeante ».
D'emblée, et pendant toute la première partie de l'entretien, le malade, assez crispé, parle de façon hâtive, sur un ton énergique et tendu. Il déclare qu'il va bien « au point de vue général », qu'il se rend compte aussi qu'il est possible qu'il y ait quelque chose « du point de vue nerveux ». La première manifestation fonctionnelle qu'il évoque n'est pas, de façon apparemment paradoxale, en rapport avec sa maladie ulcéreuse ; ce sont des douleurs thoraciques basses, irradiant un peu partout, qui commencent vers 10 h pour durer toute la journée. Elles ont débuté deux ans auparavant et sont bien différentes des douleurs d'estomac, qui ont repris il y a quinze jours, à 11 heures le matin, à 4 heures l'après-midi ; « ce sont des douleurs atroces, des brûlures, etc. ».
Ayant décrit ses symptômes fonctionnels, il évoque spontanément ses soucis professionnels et ses difficultés de logement. « Certes, il a