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Parmi les grandes personnalités médicales de tous les temps et de tous les pays, qui, sur plusieurs points, sont comparables à Hippocrate, une place d'honneur revient justement à Sigmund Freud. Ayant dépassé la quatre-vingtième année de la vie (2) et conservé leur vigueur intellectuelle, ils ont été en mesure, le père de la Médecine et le père de la Psychanalyse, de nous laisser par écrit le fruit mûr de leur expérience et de leurs méditations, basées sur un long exercice de l'art de guérir.
Esprits universels par excellence, ils ont tout vu — chacun dans son domaine respectif et avec les moyens dont il disposait — à tel point qu'on est à peu près certain de trouver dans leur œuvre ce que l'on y cherche. Dans une pénétrante étude sur la genèse des sentiments agressifs (Revue française de Psychanalyse, P.U.F., Paris, 1948, III, 312) le Dr Nacht, président de la Société psychanalytique de Paris, écrit ceci : « Ayant abouti à ces conclusions, il m'était arrivé une aventure banale, comme à beaucoup de psychanalystes : je venais de redécouvrir en toute bonne foi ce que Freud nous avait déjà enseigné. » Cette remarque est tout aussi valable pour ce qui concerne la Collection hippocratique. Le rapprochement peut être poussé encore plus loin., en ce sens que, comme les promoteurs des Écoles médicales post-hippocratiques désignées par les qualificatifs dogmatique, méthodique, pneumatique et empirique ont fait des emprunts à Hippocrate lui-même, après avoir essayé de dissocier la vaste synthèse du maître pour