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On considère généralement le fétichisme comme une solution apportée à la menace de castration au moyen d'un objet non génital sans lequel le plaisir sexuel génital ne peut être atteint.
Ph. Weissmann ne voit pas les choses sous cet angle. Pour lui l'activité sexuelle qui accompagne le fétichisme n'est pas à prédominance génitale. Cela est même vrai quand il s'agit de rapports sexuels satisfaisants.
L'activité sexuelle renforce l'activité fétichiste en protégeant le sujet contre certaines anxiétés provenant de sources prégénitales : craintes de désintégration et de séparation accompagnées des troubles habituels d'affect et de relations d'objet. Le fétichisme s'efforce d'atteindre à une identification du moi avec le bon sein pour détruire une identification au mauvais sein. L'activité sexuelle qui peut suivre l'activité fétichiste tend au même but plutôt qu'au plaisir génital habituel.
Une manifestation fétichiste se produit plutôt quand les menaces de castration provoquent une angoisse prégénitale que lorsqu'elles provoquent une crainte de castration.
L'angoisse de castration ne paraît pas être le nœud du problème du fétichisme, et le fétichisme n'est pas une aide pour atteindre un plaisir sexuel génital.
L'auteur nous rapporte un cas à l'appui de sa théorie.
L. Dreyfus.