You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Je m'excuse d'avoir tardé à faire mon commentaire sur la note de l'éditeur jointe à mon article.
En bref, à mon avis, le diagnostic de Van Gogh n'est pas certain mais il s'agit vraisemblablement d'une psychose schizo-affective. Van Gogh a mené une vie bizarre, avec des préoccupations religieuses précoces et des tentatives de s'identifier à un messie du genre de Jésus. Il est possible qu'il ait été halluciné quand il travaillait parmi les mineurs de Borinage. Il était provocant et hargneux avec les gens, avait des relations d'objet appauvries et un contrôle faible de ses pulsions. Il s'est brûlé les doigts, coupé une oreille, s'est tué, a attaqué Gauguin, etc. L'épilepsie psycho-motrice ne suffit pas pour expliquer son mode de vie, ses immenses difficultés interpersonnelles, sa régression narcissique et homoérotique, ses actions auto-destructrices qui n'étaient pas suivies d'amnésie, ses hallucinations, la précipitation de sa psychose devant le mariage imminent de Théo.
En outre, même s'il avait souffert d'épilepsie (ce que je crois pas), le contenu de ses états psycho-moteurs n'en serait pas moins susceptible d'une explication psychanalytique.
Je crois que les nombreuses tentatives d'établir l'existence d'un trouble cérébral organique dans le cas de Van Gogh sont en partie liées au vieux stigmate attaché à la maladie fonctionnelle. C'était un très grand artiste, il nous a laissé des monuments splendides et magnifiques, témoins de son génie et de ses luttes passionnées. Qu'il ait fait cela malgré une diminution psychique rend ses réalisations plus impressionnantes encore.
Je termine en vous remerciant d'avoir publié mon article et désire vous exprimer ma gratitude pour votre courtoisie.