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Quand j'ai été pressenti pour être l'un des introducteurs de ce colloque, j'ai d'abord été surpris parce que je n'avais pas l'idée que le sujet eût un intérêt suffisamment actuel pour alimenter une discussion. Il a paru que je me trompais et c'est tant mieux.
J'ai toujours pensé que l'analyse du rêve était l'un de nos plus puissants auxiliaires dans la cure puisque, par son chemin, les éléments inconscients de l'esprit se font jour dans la conscience, c'est-à-dire qu'ils peuvent devenir l'objet d'une perception.
Je crains, malheureusement, de ne rien pouvoir apporter, sur l'utilisation du rêve, qui ne soit déjà connu et je vais donc chercher plutôt à donner, par des exemples, un aperçu du rôle que j'ai vu jouer au rêve, en centrant mon exposé sur ses apports au traitement.
Mais quelques mots d'abord pour mieux situer mon propos.
Quand je reprends l'Introduction à la Psychanalyse, je suis frappé de voir que le tiers du volume est consacré à l'exposé du rêve. C'est dire que Freud confirmait ce qu'il avait déjà écrit en 1913, sous cette forme catégorique: «La Psychanalyse se fonde sur l'analyse du rêve (3).»
C'est pourquoi je pense que le premier service que l'analyse du rêve rend à la cure, c'est un service rendu au psychanalyste lui-même. Je dirais volontiers que c'est le plus important, puisque la compréhension du rêve maintient vivante la découverte de Freud.
Maintenant, si notre tâche consiste à rendre conscient ce qui est