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L'auteur base son travail sur l'étude de 7 cas de somnambulisme, l'un étant une femme adulte analysée et étudiée pendant plus de 5 ans, les autres étant des enfants. Elle y ajoute une analyse de Lady Macbeth, qui devint somnambule après que son mari, plus passif et anxieux, l'eut quittée pour partir à la guerre. Shakespeare a intuitivement accentué les facteurs visuels indiquant que le somnambulisme permettait à Lady Macbeth de rester endormie tout en maintenant sa vigilance en éveil. Son somnambulisme servait à protéger son sommeil et à diminuer sa peur de la mort. Par son somnambulisme, elle répudiait sa féminité tout en l'exhibant.
L'auteur considère la motilité du somnambule comme une défense partielle contre le sommeil qui effraie ces sujets, parce qu'il s'associe pour eux à la perte du contrôle musculaire volontaire, à la perte du contrôle sphinctériel, à la perte de leur identité et à la mort.
En même temps, le somnambulisme a la fonction de préserver partiellement le sommeil. L'activation de la musculature volontaire remplace les peurs passives et maintient en partie la répression.
Bibliographie.
S. A. Shentoub.