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Beaucoup d'auteurs ont souligné l'utilité d'un contre-transfert positif dans la conduite d'un traitement et indiqué que sa solution signalait la fin de l'analyse.
L'auteur introduit la notion de « cure de contre-transfert » qui serait le résultat d'efforts et de désirs inconscients de l'analyste.
Ce sont souvent les jeunes analystes qui, au début de leur carrière, ont les résultats les plus spectaculaires. L'auteur se base sur l'observation de 6 cas de ce genre. Il note comme facteurs relevants que la symptomatologie du malade ou sa situation conflictuelle éveillait chez l'analyste, dans chacun de ces cas, un intérêt immédiat et le besoin intense de voir le malade guérir. Le cas passionne le thérapeute. En plus, l'analyste fait sentir au malade son admiration et sa sympathie pour la façon dont celui-ci a résolu ses conflits. Le malade désirera donc « faire plaisir » à l'analyste ce qui n'amènera dans la plupart des cas qu'une rémission temporaire des symptômes.
Si les liens de transfert et de contre-transfert positif durent assez longtemps — au moins quelques mois — ils se transforment en amitié consciente entre l'analyste et le malade. Le malade acceptera alors des solutions de ses conflits par amour pour l'analyste, sans toutefois réellement comprendre la nécessité des frustrations.
L'auteur donne une série d'exemples pour illustrer les avantages et les dangers de cette sorte de solution. Le danger le plus évident semble être que l'analyste force le malade au passage à l'acte des solutions inconscientes de l'analyste.
On différenciera les notions de cure de transfert et cure de contre-transfert par le fait que cette dernière exige, en plus des conditions nécessaires à une réaction de transfert, l'existence d'un élément inconscient chez l'analyste qui le pousse vers une gratification libidinale de ses propres désirs par la solution du contre-transfert. Une « cure » n'est possible que si la solution est socialement acceptable.
Bibliographie.
S. A. Shentoub.