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Pour la compréhension de l'homosexualité masculine, il est indispensable de savoir que la vue des organes génitaux de la femme, l'absence de pénis, provoquent chez certains hommes une peur de castration si intense, que le coït avec une femme leur devient impossible. On sait aussi que beaucoup d'hommes deviennent anxieux, si leur partenaire féminin n'atteint pas l'orgasme. L'auteur considère ces deux types d'anxiété comme étant étroitement liés.
En Micronésie, il est d'usage, chez certaines peuplades, d'augmenter artificiellement la taille des organes génitaux externes de la femme — du clitoris et des petites lèvres — ce qui réduirait l'anxiété de l'homme provoquée par l'absence de pénis. Les organes génitaux agrandis sont ensuite manipulés comme s'ils étaient un pénis, pour provoquer un type « masculin » d'orgasme caractérisé par l'urination avant et pendant l'orgasme (ce qui semble symboliser une sorte d'éjaculation) et rassurer ainsi l'homme en ce qui concerne la « puissance » sexuelle de sa femme.
L'importance de la puissance sexuelle est également illustrée par la conviction de certaines peuplades qu'un homme malade, capable d'une érection, ne peut pas mourir, et par les rites mortuaires en Caroline de l'Est et de l'Ouest, qui exigent de la veuve un dernier rapport sexuel avec son mari défunt.
Bibliographie.
S. A. Shentoub.