You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'auteur base son travail sur l'analyse de trois malades dont un se droguait à l'alcool et aux barbituriques, les deux autres étant des fumeurs de tabac invétérés. L'auteur complète ce matériel clinique par des remarques sociologiques concernant l'attitude ambivalente de notre société vis-à-vis des drogues. Il discute les façons erronées de combattre l'alcoolisme qui renforcent les défenses phobiques contre cette drogue et accentuent ainsi le mythe de la toute-puissance de l'alcool. Ce n'est qu'en fortifiant le moi, afin qu'il puisse affronter ses conflits, que ce problème devrait être abordé.
L'auteur discute la nature et la fonction du mécanisme contre-phobique chez les drogués et les sources des « dangers » symbolisés par les objets convoités (alcool, tabac, etc.). Les symptômes représentent la ré-création répétée d'une situation de danger (peur des instincts, faiblesse ou peur de dommages physiques en rapport avec la grossesse) à laquelle le moi s'expose délibérément dans l'espoir de la maîtriser. La gratification est tirée de la conscience du sujet de s'être bien sorti de la situation dangereuse. Le blocage de ces symptômes expose le sujet plus directement aux anxiétés phobiques, hypocondriaques et paranoïaques sous-jacentes.
Bibliographie.
S. A. Shentoub.