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Le développement psycho-sexuel de l'individu s'effectue, dans la perspective freudienne, selon une succession de stades. Une partie de ces stades constitue ce qu'il est convenu d'appeler la prégénitalité qui s'étend du stade oral à l'Œdipe. Les phases ne sont d'ailleurs pas nettement délimitées, elles passent graduellement de l'une à l'autre et se chevauchent. Au début de ce processus nous trouvons le stade oral qui — tel qu'il est décrit généralement — s'étend sur toute la première année et même au delà (l'école kleinienne précipite ces phases dont la succession est régie par la «continuité génétique» (2) («théorie de l'activation»); le déroulement de ces phases peut être décelé grâce aux fantasmes mis à jour dans la cure analytique au fur et à mesure de sa progression).
La première expression de l'érotisme est donc l'acte de téter et le sein maternel est l'objet originel des émois érotiques de l'enfant. L'érotisme oral a pour but la stimulation agréable de la zone érogène buccale. Plus tard, il s'y ajoute le désir d'incorporer les objets. Les deux pulsions sont d'ailleurs liées et le trait de comportement correspondant de l'enfant, l'avidité, est en général considéré comme la caractéristique principale de cette phase. Fairbairn (3) considère cependant la recherche de l'objet comme but en soi, quête dominante non seulement de cette phase, mais de toute l'évolution psychophysiologique de l'individu en général. Selon cet auteur «la libido est à la recherche d'objets; en