You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Comme vous l'indique le titre de cet exposé, je dois, ce matin devant vous, traiter de la question des rapports du transfert et de la résistance, ou plus précisément de l'aspect résistanciel du transfert; c'est une question d'autant plus intéressante que cet aspect semble présentement être assez négligé, et ceci d'être la conséquence de l'attention presque exclusivement portée actuellement dans la littérature sur les fonctions positives du transfert, que l'on voit surtout comme le moteur essentiel de l'analyse.
Il n'en reste pas moins que cette conséquence négative par rapport au travail analytique de l'activité transférentielle est pratiquement tout aussi importante que la première, j'espère vous le démontrer dans la suite de cette présentation; mais il me paraît avant tout nécessaire de situer le problème, transfert, résistance, par rapport à celui plus vaste de la résistance en général, de manière à ce qu'il prenne sa vraie place avec son importance relative, tout en conservant tout son relief.
Avant donc de vous parler du transfert en tant que résistance, dans la première partie de cet entretien, je vous rappellerai des notions indispensables sur la question de la résistance en général.
Bien entendu, dans tout ceci j'évoquerai des faits qui vous sont tout à fait familiers, et je vous prie de m'excuser si je reviens sur des notions qui vous sont connues depuis déjà bien longtemps.
Comme vous le savez, la notion de résistance n'a de sens qu'en fonction de la progression du travail analytique; est résistance tout ce qui s'oppose à ce que ce travail avance; et des études classiques fort importantes ont eu pour dessein la classification des différentes sortes