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Dans le cadre de ce séminaire de perfectionnement, ma tâche est, par définition, essentiellement clinique: mieux encore, il s'agit d'une étude sémiologique, puisque je suis chargé de décrire les signes du transfert exprimés dans le matériel onirique d'un sujet en analyse.
Mais avant de nous mettre en route, je crois qu'il est bon que nous sachions d'abord pourquoi le rêve est singularisé pour l'expression qu'il peut donner du transfert.
Je m'excuse de répéter ce que vous connaissez déjà, mais il s'agit de rattacher notre sujet à une théorie qui s'est édifiée sur les découvertes de la psychanalyse appliquée.
Le premier point que je désire rappeler, c'est le rapport étroit entre le rêve et les névroses. Freud l'a établi, et notre expérience le confirme tous les jours: le rêve est absolument équivalent à une névrose, à la différence près que le rêve est une manifestation que nous jugeons normale, tandis que nous jugeons, bien entendu, la névrose comme pathologique. Ce «bien entendu» mérite un moment d'attention. Car, en vérité, il y a de nombreux rêves, qui, pris à la lettre, apparaissent comme beaucoup plus pathologiques qu'une névrose. La différence réside en ce que le rêve, instrument du Moi pour maintenir l'harmonie entre les différentes forces qui l'occupent et pour s'en rendre indépendant, le rêve fait faillite en présence de forces trop puissantes. Je dirais volontiers: La névrose est un rêve raté. En effet, Freud a parlé du rêve comme du premier maillon d'une chaîne psychopathologique; mais, comme par contre, tout son enseignement situe la psychopathologie sur le plan d'une tentative d'adaptation, le rêve est donc la première, la plus normale, la plus saine de toutes ces tentatives. C'est dire, par conséquent, que le rêve, fonction d'équilibration du moi, a manqué de prendre en charge ce qui éclate sous la forme d'une névrose. La