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Depuis quelques années la notion de contre-transfert a fait l'objet de nombreux travaux qui reflètent une certaine confusion dénoncée par de nombreux auteurs. Il est nécessaire de se pencher sur ces divergences d'interprétation en abordant l'étude de cette modalité de la relation interhumaine que l'on observe dans la situation analytique. Car le contre-transfert est susceptible d'être utilisé pour la bonne marche de la cure, comme il est susceptible de l'entraver en introduisant un facteur propre à l'analyste s'additionnant à celui de l'analysé et dont le résultat peut être la création d'une situation analytique délicate.
Son terme même indique que le contre-transfert est intimement lié au transfert. Aussi ne serons-nous pas étonné de retrouver les mêmes écueils, les mêmes entraves qui ont jalonné la connaissance du transfert et l'évolution des différentes acceptions que l'on en a données. Initialement, le transfert était considéré par Freud comme une manifestation essentielle et propre à la névrose. Ultérieurement de nombreux auteurs, à la suite d'Abraham, de Glover, l'ont considéré comme une manifestation générale, universelle que l'on retrouve toujours, plus ou moins décelable, lorsqu'on étudie la relation interhumaine. Mais seules les conditions opératoires de la situation analytique en permettent l'épanouissement et le déroulement. Et l'on sait que son étude et sa manipulation constituent un des facteurs essentiels de la cure.
Il n'était pas inutile de rappeler ces notions élémentaires avant d'aborder l'étude du contre-transfert car nous verrons que l'on s'est heurté à des difficultés, identiques à celles qui ont présidé à la connaissance