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Étude très intéressante partant de l'analogie entre l'homéostase physiologique et la fonction du Moi. Le malade choisi pour cette étude et qui fut observé
pendant les 3 années de la psychanalyse avait consulté pour des difficultés résultant d'une névrose caractérielle. Il fut choisi comme sujet d'une étude psychophysiologique relativement longue parce que les fluctuations de son état émotionnel semblaient avoir des répercussions physiologiques évidentes, allant jusqu'aux troubles gastro-entériques et jusqu'aux hémorragies intestinales. Le malade, fut soumis avant et après l'analyse, à des tests psychologiques. Pendant les trois années de la psychanalyse, le malade collectionna tous les jours ses urines de la nuit et du jour qui furent régulièrement analysées biochimiquement. L'auteur disposait donc de 1 100 analyses d'urines prélevées avant, pendant et après les séances de psychanalyse.
Une étude critique du matériel clinique et biochimique pendant les trois années de la psychanalyse montre une corrélation significative entre les phases du processus psychanalytique (phase d'introduction, phase de névrose de transfert, phase terminale, phase postanalytique) et certains rythmes biochimiques relativement constants. La méthode employée semble valable pour l'étude des rapports entre la fonction du Moi et l'homéostase physiologique. L'auteur cependant ne nie pas la possibilité que, tout en rendant certaines tendances régressives plus accessibles, le fait d'avoir mis à contribution le malade pour effectuer la recherche ait pu ajouter certaines difficultés à l'analyse et à la solution du transfert.
Bibliographie.
S. A. Shentoub.