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R. S. Sterba, dans son travail, rappelle les principes théoriques qui fondent la psychanalyse et donne un aperçu de la pratique psychanalytique.
Il expose la création du symptôme névrotique par l'émergence des pulsions refoulées; le refoulement des pulsions pendant l'enfance et le rôle que l'éducation et l'angoisse ont joué comme forces refoulantes. Pour illustrer son schéma théorique, il rapporte un cas d'impuissance sexuelle, qui est suivie d'un symptôme névrotique particulier.
A propos du caractère incestueux des pulsions de son malade, l'auteur fait des remarques sur la vie et l'œuvre de Schiller.
R. Sterba expose ensuite les notions classiques de la psychanalyse sur le symbolisme des rêves, sur la pénétration des pulsions dans les rêveries, les fantasmes et les lapsus. Il explique le rôle de la censure, du surmoi et donne la définition des termes psychanalytiques du ça et du moi. Il fait la comparaison entre les rapports du ça et du moi chez les êtres normaux et chez les névrosés.
L'auteur s'étend ensuite sur la règle fondamentale et dégage ses effets: elle facilite la pénétration du moi par les pulsions du ça, écarte la critique consciente des associations, diminue la force refoulante et permet au ça d'influencer davantage les associations.
Sterba insiste aussi sur le phénomène du transfert, résultat de l'automatisme de répétition. L'analyste devient l'objet des pulsions refoulées; cette compulsion à la répétition est illustrée par des exemples tirés de la vie amoureuse de certains sujets qui lient des relations instables et successives fondées sur les circonstances ayant établi la relation originelle à l'objet premier et non pas à l'objet réel, actuel. Le véritable objet de leur amour est seulement la forme des relations préformées qu'ils portent en eux. A cet égard, l'auteur cite le cas de Wagner dans sa vie et son œuvre.
Pour démontrer la résistance — cet obstacle au transfert — l'auteur cite l'exemple apporté par Freud en 1907 à la Clark University de Worcester,