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Après avoir décrit les différentes perturbations physiologiques liées souvent à la dentition, l'auteur étudie le rôle de la dentition dans la genèse de la vie mentale normale et pathologique. Lorsque l'enfant perce ses dents, les activités qui jusqu'alors étaient pour lui des sources de pur plaisir (sucer et ronger par exemple) et servaient à éliminer toute tension provoquent à présent des douleurs intensifiées, donc une tension accrue. C'est ainsi que se forme, à un stade très précoce, du développement instinctuel, un lien étroit entre la satisfaction des pulsions libidinales et agressives et l'expérience de la douleur. L'auteur considère cette situation type, qui se produit nécessairement lors de la première dentition, comme la base physiologique et organique du masochisme primitif et il explique ainsi l'ubiquité d'un certain masochisme érogène.
S. A. Shentoub.