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Les mères des schizophrènes, et tout spécialement des enfants, ont fait l'objet de nombreuses études psycho-pathologiques: le temps qui nous est imparti ne nous permet pas d'y insister. Mais il paraît difficilement acceptable de penser qu'elles peuvent faire l'objet d'une description structurale univoque. Diatkine, dans sa communication à ce symposium, montre que la genèse de la relation psychotique n'est pas seulement liée à la personnalité de la mère, mais qu'y interviennent aussi certains moments féconds et les effets des dysharmonies d'évolution sur la mère elle-même.
L'intérêt essentiel de l'étude psychanalytique des enfants psychotiques est de nous mettre au contact d'un monde fantasmatique que l'enfant peut exprimer sur un mode verbal, bien qu'il soit lié à des fixations particulièrement complexes. Ainsi a-t-on pris l'habitude de parler de structures psychotiques et de définir, d'une part en clinique psychanalytique des modes de défense psychotiques, d'autre part en thérapeutique, un transfert psychotique.
Chez l'enfant, les mécanismes de défense débordent largement le domaine de la projection. Les plus intéressants à étudier, du moins au point de vue de l'étude de la genèse de la personnalité, sont ceux qu'on a pris l'habitude d'intituler l'identification projective, selon la terminologie de l'École psychanalytique anglaise.
Mais l'étude des mécanismes de défense et du transfert psychotiques nous conduit inévitablement à celle de la relation psychotique à l'objet. Les observations psychanalytiques d'enfants psychotiques permettent précisément de saisir avec une grande facilité les relations morcelantes à l'objet fantasmatique partiel. D'ailleurs, le transfert psychotique est