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Lors des échanges de vue et discussions cliniques, où sont confrontés les points de vue du médecin somaticien et ceux du psychanalyste à propos de quelques maladies où existe une intrication des facteurs somatiques et affectifs, l'accord se fait pour les cas les plus marqués. Mais, pour les plus subtils, le somaticien reproche au psychanalyste une sorte de déformation professionnelle, qui consisterait dans une micropathologie ou une conception pessimiste systématique.
En bref, le somaticien accuse le psychanalyste de voir «le complexe» partout et de pouvoir ainsi trop facilement tirer à soi la couverture étiologique. Et, très souvent, les discussions à propos d'une histoire clinique: soit contentent le somaticien parce que l'incidence psychique est très évidente, mais alors ne satisfont pas complètement le psychanalyste, qui voudrait savoir sur quelle structure le traumatisme a trouvé prise. Soit, au contraire, témoignent de perturbations dans la structure, dans la dynamique, dans l'économie d'un psychisme, mais ne satisfont pas le somaticien qui ne peut admettre les effets de ce qui lui apparaît comme des impondérables.
Aussi, après quelques séances de discussion, et l'Institut de Psychanalyse nous l'a montré, les somaticiens réclament des chiffres. A ce