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En rédigeant, pour une collection de l'éditeur Gabalda, un Blaise Pascal, nous n'avons pas manqué de rencontrer à chaque pas des problèmes psychanalytiques. Nous essaierons de grouper et d'ordonner ici les remarques que nous avons été ainsi amenés à faire. Il ne s'agit donc pas d'une recherche systématique, et d'intention exhaustive, mais d'indications, cependant, qui nous paraissent cohérentes et qui pourraient être suivies dans une étude plus poussée.
Que le petit enfant Blaise, à l'âge de un an (selon sa nièce Marguerite) ou de deux ans (selon sa sœur Gilberte Périer, dont le récit est plus sûr que celui de Marguerite) tombât dans un état de santé si précaire qu'on pensa le perdre, et où il ne pouvait souffrir sans «transports d'emportements très grands» la vue de l'eau, et ne pouvait davantage «souffrir de voir son père et sa mère proches l'un de l'autre» sans crier et se débattre «avec une violence excessive», voilà certes qui mérite attention. Nous ne nous attarderons pas, sinon pour le pittoresque, aux histoires de diableries et d'envoûtements dont ces faits sont agrémentés dans le récit de Marguerite. Mais nous prendrons acte de l'extrême et précoce susceptibilité nerveuse de Blaise. Nous serons alertés surtout par cette véhémente protestation de l'enfant contre le rapprochement de ses parents, alors qu' «il souffrait les caresses de l'un et de l'autre en particulier avec plaisir». Allons-nous nous écrier avec Gonzague Truc, qui voit déjà tressaillir de joie les psychanalystes: «Le complexe d'Œdipe chez Pascal, quelle aubaine!», quitte à conclure dédaigneusement avec lui: «Nous n'en tirerons rien»? (Tr., p. 16).
Ni cet excès d'honneur, ni cette indignité! Le psychanalyste averti sera plutôt prêt à penser que le «complexe d'Œdipe» est une étiquette