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Le but de ce livre, comme y insiste Hesnard dans la préface, est de présenter une étude d'ensemble de l'homosexualité féminine au grand public, et de «dédramatiser» le problème.
L'auteur pense que l'homosexualité n'est pas innée, mais acquise, qu'elle est curable, qu'il ne faut pas incriminer la masturbation comme cause, que beaucoup de lesbiennes ont un comportement bisexuel.
Il décrit un type viril jouant un rôle actif et un type féminin passif plutôt bisexuel, et il rappelle les pratiques érotiques habituelles des lesbiennes. Le lesbianisme, qui a existé vraisemblablement de tout temps et dans toutes les civilisations, est étudié dans les œuvres littéraires (romans, œuvres poétiques, autobiographies).
L'auteur insiste sur le fait que la loi, dans la plupart des pays, ne condamne pas l'homosexualité féminine; sur le fait que la prostitution lesbienne est très rare; sur la plus grande fréquence du lesbianisme dans les prisons qu'au dehors; sur sa fréquence chez les prostituées.
Il passe rapidement en revue les théories psychanalytiques (Freud, Stekel, Adler, Bergler). Pour lui, c'est le narcissisme dû au sentiment d'insécurité qui joue le rôle fondamental dans l'homosexualité féminine. Les causes intéressant la relation avec les parents, les traumatismes psychiques, les milieux, les influences culturelle et sociale, les frustrations, les séductions, sans oublier le rôle de l'alcool.
Cette homosexualité peut rester inconsciente. Le caractère des lesbiennes, comportant des traits communs par les réactions de jalousie — traits sadiques et masochiques — sentiment de culpabilité, sentiment d'insécurité.
Il envisage à la fin du livre des mesures préventives (éducation des parents et des enfants), et comme thérapeutique la psychanalyse non orthodoxe. L'auteur exprime en effet l'idée que la méthode de Stekel, active, permet d'abréger la cure et de jouer un rôle plus actif. Le pronostic serait favorable quand il existe un véritable désir de guérison.
C. J. Luquet-Parat.