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Mon intention n'est pas aujourd'hui de paraphraser certaines règles dites fondamentales, que vous connaissez tous, ni de vous indiquer des recettes infaillibles ou de nouvelles précisions techniques, mais plutôt d'examiner avec vous quels sont, dans les débuts d'une analyse, les écueils à éviter, les mouvements et les signes que vous pouvez, au contraire, utiliser avec profit.
En fait, le début d'une analyse est d'une extrême importance, comme le sont les fondations d'un édifice à construire. Un maçon m'a un jour expliqué que si, en contruisant un mur, on fait à la base une erreur de mesure minime, invisible au profane, cette erreur se multiplie à chaque nouvelle couche de pierres que l'on ajoute, de sorte que si l'on continuait ainsi, le mur serait tout de travers une fois terminé et qu'il ne resterait plus qu'à le recommencer. J'ignore si ce que le maçon m'a dit est exact, mais je sais bien qu'il en est ainsi en analyse, et que les conséquences ultérieures d'une erreur, commise au départ, peuvent être hors de proportion avec cette erreur initiale et compromettre jusqu'à l'issue du traitement.
Nous allons donc essayer de définir ce qu'est cette première phase de l'analyse, quand et comment elle commence, et quels sont les signes indiquant qu'elle se termine — moment qu'il est important de savoir reconnaître, puisqu'il implique certains changements dans la technique à employer.