You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Dans son autobiographie intitulée : Ma vie et la psychanalyse (2), Sigmund Freud écrit : « Pendant plus d'une décennie, après ma séparation d'avec Breuer, je n'eus pas un seul disciple. Je restai absolument isolé. A Vienne, on m'évitait, l'étranger m'ignorait. La science des rêves, parue en 1900, fut à peine mentionnée dans les revues de psychiatrie. » Un demi-siècle plus tard, dans de très nombreux pays, des Instituts de Psychanalyse enseignent aux futurs praticiens la doctrine et l'art psychanalytiques.
A vrai dire, ceux qui ont la charge de ces Instituts savent qu'il ne s'agit pas seulement pour eux d'enseigner à de futurs praticiens une pratique psychothérapique. La psychanalyse est avant tout transmise par l'expérience originale de la psychanalyse didactique qui reste la pierre angulaire de la formation des futurs psychanalystes. Peu de choses ont été écrites sur ses particularités. Au XVIIIe Congrès international de Psychanalyse (Londres, 1953), un Symposium a été consacré à cette question. Nous aurons l'occasion d'y revenir (3).
On peut dire que l'avenir de la psychanalyse dépend évidemment en grande partie de la qualité des candidats pris en charge par les Instituts, et des résultats de leur analyse personnelle. La discussion sur les techniques particulières de la psychanalyse didactique doit donc être complétée par les considérations qui visent à préciser les meilleurs modes de sélection que pourront utiliser les Commissions d'Enseignement des Instituts de Psychanalyse. Enfin ces Instituts ont