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L'ouvrage se compose du compte rendu de cinq tables rondes et des discussions qui les ont suivies. Il a été conçu pour étudier les facteurs pouvant déterminer le comportement des enfants délinquants. C'est un ouvrage collectif.
Première table ronde : L'enfant délinquant psychopathe.
Louis A. Lurie est le seul à présenter une position constitutionaliste, forme particulière excluant l'origine névrotique ou psychotique, les lésions organiques.
Hyman S. Lipmann expose la « personnalité psychopathique » dans l'enfance, préconise une psychothérapie en institution et une analyse des parents.
Reginald S. Lourie s'intéressant aux « éléments de base du développement mental » souligne des retards du langage significatifs, la persistance
de mécanismes projectifs et une absence de fantasmes qui peut expliquer le passage à l'acte et mériterait des études plus importantes.
Ralph D. Rabinovitch décrit des « facteurs psychogénétiques » d'une personnalité psychopathique bien défini, se rattache aux théories de L. Bender, définit une entité clinique et des réponses au traitement caractéristiques.
Frederick H. Allen étudie l'importance d'un facteur projectif dans la constitution du comportement psychopathique : les manifestations de l'agressivité inhérente au développement normal rencontrent chez l'adulte des réponses qui déclenchent les réactions psychopathiques, on se trouve alors devant un cercle vicieux difficile à rompre. Il est donc essentiel sur le plan thérapeutique d'intervenir sur la relation parents-enfant qui est toujours en question.
René A. Spitz cherche à isoler des traits cliniques très précoces qui peuvent faire prévoir un comportement psychopathique ultérieur. Il décrit un type d'enfant associant une hyperactivité motrice avec un retard du développement concernant les relations sociales et la manipulation.