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Mesdames et Messieurs,
Sur le programme relatif à la première partie de cette séance, je trouve mon nom parmi ceux qui doivent adresser un discours d'ouverture. Je me permettrai de ne pas prendre à la lettre cette directive du programme.
Je ne vous adresserai que quelques mots très simples de salut et de bienvenue, comme il convient au directeur de l'Institut qui accueille ce Congrès. Le directeur d'un Institut n'en est, certes, pas le maître ; toutefois, dans des circonstances comme celles-ci, il a le devoir d'assumer les fonctions de maître de maison et d'en faire les honneurs ; ce que je fais très volontiers en me réjouissant de tout cœur de votre arrivée et en souhaitant à vos travaux le meilleur succès.
D'autre part, je n'ai aucune expérience directe et, donc, aucune qualification psychanalytique. C'est pourquoi, je ne pourrai dire rien de spécifiquement pertinent aux travaux du Congrès ; ni mon orientation éclectique sur le plan théorique, ni ma direction intégraliste sur le plan méthodologique, ne me donnent aucun droit de formuler un jugement quelconque sur les observations et les expériences psychanalytiques. Je suis à l'intérieur de la psychologie mais, de fait, à l'extérieur de la psychanalyse : position, dirais-je, un peu embarrassante, spécialement dans les circonstances présentes. En face de cette situation, je reconnais mes limites et, bien que j'aie encouragé quelqu'un de mes collaborateurs à un training psychanalytique, pour moi, personnellement, je m'arrête en face du sage avertissement de Freud qui affirme, explicitement, que « quiconque n'a pas réalisé, soit sur lui-même soit sur autrui, ces observations et ces expériences ne saurait porter sur elles de jugement indépendant ».