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La précision de l'observation clinique et l'analyse des circonstances de la relation thérapeutique dans lesquelles apparaissent les crises aiguës de dépersonnalisation, la rigueur de l'argumentation théorique qui suit de si près les données cliniques donnent au rapport très approfondi de Bouvet une valeur tellement convaincante que, pour le discuter, il conviendrait d'avoir poursuivi, au moins aussi loin que lui, la même étude. La perspective dans laquelle il l'a faite et qui est celle de la relation d'objet s'est montrée particulièrement féconde pour dégager les caractères cliniques essentiels de la dépersonnalisation, sa signification relationnelle et même plus encore, puisqu'elle montre le moment qu'elle constitue dans l'organisation du Moi. Aussi les questions qui se posent et qui se trouvent au cœur du problème ont pour la plupart été résolues par avance, d'autant plus que les différents travaux sur le sujet ont été minutieusement étudiés et confrontés par Bouvet. C'est donc plutôt autour de la dépersonnalisation ainsi isolée que certaines questions peuvent se poser. Parmi celles-ci a été soulevée, dans la discussion, une difficulté à admettre que cette dépersonnalisation, si régressive et prégénitale, régression orale avec fixation orale, puisse être la même, avec ces caractères identiques, dans des états aussi différents, quant à la gravité, que des schizophrénies, des névroses de dépersonnalisation si résistantes au transfert que celle de Colette et des crises passagères en cours de cure analytique de névroses où elles prennent un caractère liquidateur tout proche de la guérison. Le fait même que Bouvet, qui démontre cette identité de structure, écrive que « la dépersonnalisation, sauf sous sa forme dite normale, ne se rencontrait plus chez les sujets ayant atteint l'Œdipe, sans fixation prégénitale importante », permet de se demander s'il n'y a pas, malgré cette identité de structure soulignée aussi par Peto, une différence dans l'o