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Tout d'abord, je désire remercier tous ceux qui ont voulu me féliciter pour mon rapport et ceux qui l'ont discuté, en contribuant, par leurs éclaircissements, par leurs contributions cliniques et par leurs critiques, à préciser à mes yeux autant qu'aux vôtres, beaucoup de points encore problématiques pour moi-même et pour vous.
Je remercie tout particulièrement Mme le Dr M. Low-Beer qui a illustré, par des observations pénétrantes, et à travers des exemples tirés de la littérature, ma conception de la dépersonnalisation. De même, je remercie Mme le Dr Gairinger qui a eu le mérite de dégager, dans un cas clinique complexe, ce qui est dû aux mécanismes de la névrose concomitante et ce qui appartient à la dépersonnalisation : tâche ardue parce qu'il arrive très fréquemment que plus d'un observateur attribue à la dépersonnalisation les manifestations des conflits et les régressions dues à la névrose, avec une confusion évidente.
Je remercie ensuite le Pr Tolentino qui, dans ses deux interventions, a mis en évidence le rôle que joue l'agressivité tant dans la genèse de la dépersonnalisation que dans la tentative spontanée de guérison.
La part due à l'agressivité a été mise ensuite en évidence par le Dr de Saussure, quand il nous parle de double personnalité et du conflit entre besoin de fusion et besoin de destruction. Il a aussi remarqué la double scission existant dans la dépersonnalisation : une scission entre le Moi amoureux et le Moi agressif, et une autre entre le Moi rationalisé et les deux Moi inférieurs, celui qui aime et celui qui hait. Je me réjouis de constater que nos opinions sont, là-dessus, sensiblement égales.
Le cours de la discussion a mis en évidence la complexité du problème de la dépersonnalisation qui demandait évidemment un examen plus large et plus approfondi, surtout de points concernant les premiers investissements et les premières identifications que j'avais à peine effleurés. Dans ce sens, nous devrions être reconnaissants au Dr Lebovici qui nous