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Le meilleur moyen de mettre en évidence l'idée principale de ce travail est peut-être de comparer l'étude de l'enfance à celle du transfert psychanalytique (2).
Je tiens à insister sur le fait que mon propos concerne la première enfance et non la psychanalyse principalement. La raison pour laquelle il faut bien en tenir compte touche au cœur du sujet. Si ce travail ne constitue pas un apport positif, il ne pourra alors qu'ajouter à la confusion actuelle quant à l'importance relative des influences personnelles et du milieu sur le développement de l'individu.
Nous savons qu'en psychanalyse, il n'y a pas de traumatisme qui soit hors de portée de l'omnipotence de l'individu. Tout arrive finalement sous le contrôle du Moi et se relie ainsi à des processus secondaires. Le psychanalyste n'est d'aucune aide au patient en lui disant : « Votre mère n'était pas assez bonne… Votre père vous a séduite… Votre tante vous a abandonné. » Les modifications ne se produisent en analyse que lorsque les facteurs traumatiques s'introduisent dans le matériel analytique à la façon du patient, et dans son omnipotence. Les interprétations qui provoquent des altérations sont celles qui sont données en termes de projection. Il en est de même pour les facteurs bénins, qui mènent à la satisfaction. Tout doit être interprété en fonction de l'amour et de l'ambivalence du patient. L'analyste sait qu'il peut avoir à attendre longtemps pour être en mesure de faire exactement ce type de travail.