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« Cette féminité — l'éternelle ironie de la communauté. »
L'œuvre clinique de Freud s'achève en une ouverture sur les deux grandes questions qui l'avaient depuis longtemps préoccupé : la féminité et l'instinct de mort.
La libido, qui est unique, trouve mieux à s'exprimer dans la fonction virile que dans la fonction féminine. Ainsi l'homme et la femme, l'un et l'autre de constitution bisexuelle, sont-ils dominés chacun à leur manière par leur refus de la féminité (Ablehnung der Weiblichkeit). Dans la cure psychanalytique, ce refus apparaît comme l'un des fondements du refus de guérir, expression des pulsions de destruction. Telle est, dans une vue synthétique, l'ultime opinion de Freud sur la question de la féminité (2). Il faut noter qu'elle n'est pas étrangère au problème de la dualité des instincts de vie et de mort.
De plus Freud soulève le problème d'une bisexualité psychologique dont la polarité féminine se trouve refoulée dans le refus de la fémmité. Mon propos sera d'examiner à l'aide d'un document clinique les mobiles qui, dans ce refus, conduisent à voir la féminité comme un état purement négatif, symbolisé par l'affliction de la femme d'être privée d'un pénis et à méconnaître que ce refus est aussi une négation qui implique nécessairement