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En théorie psychanalytique, le concept du Surmoi comprend une structure psychique qui sert à régler les rapports entre les pulsions instinctuelles, le Moi, et le monde extérieur. Le concept de formation du Surmoi implique le processus par lequel les interdictions et les restrictions une fois imposées de l'extérieur, s'intériorisent. Alors la présence effective des personnes prohibitives originelles n'est plus nécessaire. Nous nous servons du terme « intériorisation » pour décrire le processus au moyen duquel le Moi forme des représentations internes ou psychiques d'objets qui à l'origine avaient influencé l'enfant de l'extérieur. Ce processus est continu : de la perception à l'imitation, à la prise d'une caractéristique d'un objet dans une identification du Moi. Plus le processus intériorisé est évolué, plus cette attitude — ou cette caractéristique — est subtilement et intimement nuancée, en tant que partie du Moi.
De nombreux auteurs (Hartmann, Kris, Loewenstein [3], Jacobson [4], Reich [5], ont fait remarquer que le début des identifications qui influencent le Moi, laissent aussi leur marque sur la formation ultérieure du Surmoi. A ce point de vue, on peut compter de semblables identifications parmi les précurseurs du Surmoi. Ces identifications précoces du Moi se forment en partie autour de la limitation ou de la restriction du comportement. La formation des dites identifications précoces du Moi est influencée par l'interaction primitive mère-enfant, interaction qui reflète des facteurs constitutionnels, l'état de l'évolution ainsi que le mode et le degré de satisfaction ou