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Après la découverte par Freud des motivations inconscientes du comportement conscient, les psychanalystes se tournèrent, surtout, vers l'inconscient, et ce n'est que dans la dernière décennie qu'on a prêté plus d'attention à l'état conscient. Je pense que ce renouveau d'intérêt pour l'état conscient fut, en partie, provoqué par un renouveau d'intérêt pour les problèmes cliniques et thérapeutiques que posent les schizophrènes et, tout du moins en ce qui me concerne, fut stimulé par les formes étranges de l'état conscient apparaissant chez des paranoïaques.
Au cours de cet examen des problèmes de la conscience tout d'abord, bien sûr, je citerai Freud qui, en 1900 dans La science des rêves [3], considère que « le conscient est un organe sensoriel pour la perception de qualités psychiques et la perception consciente comme la fonction propre » de cet organe. Après avoir introduit le concept structurel dans Le Moi et le Ça [6], Freud considère l'état conscient comme une fonction du Moi. Il écrit : « Ce Moi comprend l'état conscient, et contrôle les prémices de la motilité. C'est cette institution de l'esprit qui règle tous ses processus constitutifs. »
Je suis tenté de voir dans le conscient non seulement une fonction psychologique, mais au sens de Hartmann [10, 11], une fonction primaire autonome du Moi.
Le moment de la première apparition du conscient constitue un problème qu'il vaut mieux laisser aux neurologues et aux psychologues de l'évolution, mais je peux faire mention de quelques observations, le