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Toute comparaison superficielle entre le rêve et les psychoses montre que ces deux processus sont hallucinatoires. Ce qui se passe dans un rêve est hallucination ; les mécanismes primitifs du Moi comme les processus primaires y sont prédominants. Le contenu onirique est fréquemment identique au contenu des symptômes psychotiques. L'impression de similitude entre le rêve et la psychose est accrue par le fait qu'une psychose débute parfois par un rêve. Assez souvent, le psychosé n'établit pas de discrimination entre son symptôme morbide et un rêve.
Nous le savons, Freud a tenté d'éclairer la question des symptômes psychotiques en les mettant en parallèle avec d'autres exemples pris dans la vie normale et que l'on comprenait déjà bien. Par exemple, l'état amoureux, avec sa surestimation notoire de l'objet aimé, permet de mieux saisir la surestimation du Moi dans la mégalomanie. Freud a également comparé le rêve, les affects du deuil et de jalousie aux phénomènes psychotiques. Le rêve devint un exemple normal d'un état pathologique de courte durée.
Ces conceptions conservent-elles leur valeur en face de l'actuelle évolution de la métapsychologie ? A mon avis, les conflits sous-jacents à ces faits dits normaux ne sont pas identiques à ceux d'où émanent les symptômes d'une psychose. En dépit d'une forte ressemblance extérieure, le fait normal possède une structure totalement différente de celle du symptôme psychotique. Il convient donc d'étudier soigneusement