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Un survol rapide des thèmes métapsychologiques ayant trait au plaisir et au déplaisir laisse apparaître certaines inconsistances et certaines lacunes. Ce fait est dû, en grande partie, à ce que la terminologie concernant le plaisir a fait son apparition sous l'influence de la théorie de la libido et pour satisfaire les besoins de la psychologie abyssale. On avait mis l'accent sur les zones érogènes et sur les aspects économiques de la recherche du plaisir sexuel. La terminologie concernant le déplaisir a, toutefois, été élaborée de manière plus sélective au cours de l'évolution ultérieure de la psychologie structurale ; au lieu d'insister uniquement sur la satisfaction des instincts, on a mis l'accent corrélativement sur le Moi et ses défenses. Je voudrais essayer, dans cette communication, d'indiquer certains des problèmes qui découlent d'une terminologie descriptive et de son arrière-plan conceptuel, tout en suggérant une description structurale du plaisir qui corresponde à celle qui a déjà cours au sujet du déplaisir.
Freud [11] décrit le « plaisir prélirninaire » et le « plaisir terminal » de l'acte sexuel mâle comme s'ils impliquaient une décharge autonome « d'énergie sexuelle » indépendante des sensations et des réactions du Moi qui y participe. Quant au fonctionnement du Moi, il le traite à part et en termes « d'énergie psychique » : lui aussi présente des aspects de « plaisir préliminaire ». Freud devait par la suite développer, dans