You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Cet article est principalement consacré aux matériaux oraux fournis par 12 malades dont 10 terminèrent leur traitement analytique et restèrent bien portants, ce qu'on put constater 10 à 22 ans plus tard. Deux des cas traités furent respectivement soumis à 77 et 138 séances de psychanalyse. Parmi les 12 malades, deux sont atteints de névrose caractérielle, 5 de névrose obsessionnelle et 2 de psychonévroses mixtes.
L'influence de l'érotisme oral sur la formation normale et pathologique du caractère a été étudiée par Abraham [1] et par Glover [4]. Tous deux trouvèrent difficile d'en donner une claire image et cela à cause du rôle de trois facteurs : 1) Un grand nombre d'éléments oraux subsistent en tant qu'activités érotiques ; 2) La psychanalyse a quelque peine à trouver des configurations de caractère libre de toute immixtion d'autres éléments ; et 3) Beaucoup d'éléments qui, par la suite, seront clairement différenciés se trouvent encore intégrés dans la phase orale de l'évolution.
Si nous voulons utiliser les types psychologiques de Freud pour décrire nos neuroses caractérielles, nous devons les étudier sous un angle libidinal. Ce groupe n'était ni purement érotique ou narcissique, mais vraiment un mélange des deux et faisait partie du type érotiquenarcissique freudien, celui que nous rencontrons le plus fréquemment. Dans la vie, ces sujets tentent de choisir une route médiane entre la dépendance aux objets et l'amour de soi. De la sorte, ils ne parviennent jamais à atteindre les extrêmes de chaque composant. Ils essaient d'accorder l'amour de soi avec l'amour objectai et leur activité, leur agressivité, aident à amener l'objet à portée du moi. Ce n'est que lorsque