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Depuis 1905, époque où Freud attira notre attention sur l'intensification constitutionnelle de l'érotisme oral chez les sujets ayant une forte propension à boire et à fumer, des contributions nombreuses et détaillées ont été apportées à la question de la toxicomanie. Rado [32], Daniels [33], Benedek [5], Robbins [37], Fenichel [12], et d'autres encore ont confirmé les observations de Freud et mis en avant les facteurs oraux dans la toxicomanie. La relation de celle-ci, particulièrement de l'alcoolisme, avec une homosexualité latente, a été étudiée par Abraham [1], Freud [16], Ferenczi [13], Juliusburger [25], Tausk [44], Kielholz [26], Hartmann [22], Rigali [35], et bien d'autres.
Kielholz [26] et Simmel [42] ont relié le narcissisme à la toxicomanie, tandis qu'Abraham [1] et plus tard Simmel [43] ont reconnu l'importance des facteurs agressifs. Cette opinion a été approuvée et développée par Edward Glover qui a mis l'accent sur les pulsions agressives précoces et un conflit œdipien nucléaire précoce dans la toxicomanie [20] et a rattaché ses vues à celles de Melanie Klein sur l'agressivité et le complexe d'Œdipe précoce [28]. On a aussi essayé de voir dans la toxicomanie une maladie et de comprendre ses rapports avec d'autres affections, névroses ou psychoses. Freud [17], Rado [32], Simmel [43], Benedek [5], Weijl [45], et plus récemment Federn [10], ont mis l'accent sur le rapport entre la toxicomanie et la manie ou la dépression ; d'autres, comme Edward Glover, ont décrit l'élément paranoïaque. Chose intéressante, l'article psychanalytique le plus important et le plus détaillé sur le problème de la toxicomanie a été écrit avant 1939. Une des raisons de la rareté des contributions psychanalytiques au cours de ces vingt dernières armées tient peut-être au fait que le traitement analytique de la toxicomanie, on l'a reconnu, constitue un problème très ardu.