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Dans son article de 1915, La criminalité due au sentiment de culpabilité [4], Freud montre que, dans le crime, la situation interne est souvent d'une importance capitale, et l'acte criminel lui-même tend inconsciemment à réduire cette situation douloureuse. Il affirme que la situation œdipienne, avec des fantasmes de tuer le père et d'épouser la mère, est essentielle. Il insiste cependant sur le fait qu'en comparaison du caractère sauvage des fantasmes les crimes sont, en fait, négligeables. Chez les meurtriers, j'ai trouvé une situation fort différente me rappelant l'affirmation de Freud faite à Jones et Ferenczi après avoir écrit Totem et Tabou, disant qu'il avait délaissé l'étude du désir de tuer pour celle du fait, et que, entre le désir de tuer et l'acte, il y a un fossé.
En parcourant quelques-uns des ouvrages sur les assassins, j'ai été fort impressionné par cette découverte : la plupart des cas décrits étaient de toute évidence psychotiques, comme il apparaît dans les articles de Bromberg [3], Wertham [13], Sheehan Dare [12], Podolsky [11], Marie Bonaparte [2] et Alexander [1]. Alexander décrit aussi une tentative névrotique de meurtre après un pacte de suicide qui avait échoué. Dans une perspective psychiatrique, Gould [7] mentionne la relation intime entre le meurtre et le suicide en imagination, compulsion et action. Bromberg mentionne l'activité sexuelle excessive précoce de son patient, et fait remarquer que le trait de caractère adulte suivant : une docilité complète de son patient, était apparemment une défense contre des pulsions agressives enfouies au plus profond de l'inconscient. De plus, il affirme qu'une conduite