You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Quand on parle de « relations objectales chez les psychopathes » ou de « relations objectales psychotiques », il est nécessaire de donner une définition nouvelle et très élargie du concept des « relations objectales » employé à l'origine en psychanalyse. Dans le sens freudien primitif, la relation objectale signifiait qu'une personne investissait un autre être humain de libido objectale. Dans ce sens, la relation objectale est le facteur unique le plus décisif par lequel on détermine la santé mentale d'une part, et le potentiel thérapeutique de l'autre. On distinguait à l'opposé des relations objectales les relations de nature narcissique.
Le développement de la relation objectale repose sur la différenciation d'avec l'unité binaire normale mère-nourrisson, que l'on peut désigner comme phase de la symbiose [22] [34].
Les phases du développement de la relation objectale ont été décrites par un certain nombre de psychanalystes ; nous n'en mentionnerons que quelques-uns : Anna Freud [6] qui distingue la phase primitive de « l'objet satisfaisant un besoin » d'avec la phase plus tardive dans laquelle l'investissement libidinal objectai de la mère — considérée dans la totalité de sa personne — ne dépend plus de la satisfaction des besoins instinctuels, quand cette relation objectale devient très spécifique et parvient à la réciprocité et à la consolidation. Hartmann [16], lui, parle de la constance objectale.
Parallèlement au développement de la relation objectale, s'effectue la différenciation d'un objet ainsi que d'un self. Soi [19]. La différenciation de l'image corporelle, en particulier, donne à l'enfant le sentiment d'être séparé et d'avoir une identité individuelle [24] [14]. Cette séparation