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L'emploi des connaissances psychanalytiques dans des domaines ne relevant pas de la psychanalyse s'est largement généralisé depuis vingt ans. Pratiquement tous les domaines impliquant l'étude du comportement humain tirent parti du savoir psychanalytique. Cela se produit à des degrés divers suivant les disciplines, mais est tout particulièrement remarquable en médecine. La psychiatrie constituant la partie de la médecine qui s'occupe tout particulièrement des problèmes posés par les troubles d'ordre mental et émotionnel, on comprend aisément qu'elle ait été plus influencée par la psychanalyse que les autres branches de cette science.
Nous savons tous que c'est la médecine qui manifesta la plus violente opposition à la psychanalyse à ses débuts. Certes, cette opposition subsiste, mais des preuves convaincantes existent que ceci est moins vrai qu'auparavant.
Dans un article écrit en 1918 [1], Freud a étudié le problème de l'enseignement de la psychanalyse dans les Universités. Tout en soulignant que le psychanalyste pourrait fort bien exercer en dehors de l'Université, il indiquait que la psychanalyse avait beaucoup à offrir aux étudiants et tout particulièrement aux étudiants en médecine en ce qui concerne les « problèmes les plus préoccupants de la vie humaine ». Il évoquait le rôle que pouvait jouer la psychanalyse comme préparation à l'étude de la psychiatrie, et signalait qu'à cette époque, en Amérique, on enseignait la psychanalyse dans certaines écoles de médecine. En conclusion, il attirait l'attention sur les limites de l'enseignement de la psychanalyse à l'école de médecine, soulignant le fait que l'étudiant