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Ce travail norvégien sur la castration comme thérapeutique des délits sexuels et de certains troubles du comportement est intéressant à plusieurs titres. Pour le médecin français, il expose une thérapeutique et une mesure médico-légale hors de sa pratique. L'endocrinologue y trouvera une étude systématique des effets endocriniens de la castration après la puberté, étude pratiquée avec un recul souvent très important. Le psychologue et le psychiatre seront intéressés par l'étude des effets de la castration sur le comportement sexuel de l'homme et de la femme adultes, par les modalités d'application de cette loi, et les indications thérapeutiques psychiatriques qu'elle autorise.
Dans une première partie, Bremer expose les problèmes posés par la législation sur la castration dans les différents pays où elle existe : Danemark (1929), Allemagne, Norvège, Finlande, Islande, Suède. En Hollande et en Suisse cette pratique est possible grâce à l'interprétation des lois existantes. Il fait le bilan des travaux effectués sur les sujets châtrés en vertu de cette législation : de par le contexte psychopathologique dans lequel survient la castration, ces effets doivent être différenciésde ceux observés sur les patients châtrés pour des causes médicales proprement dites. Il existe trois catégories des lois qui régissent la castration.
En Suède et en Norvège la loi a un but humanitaire et général, elle offre cette forme thérapeutique à la fois aux délinquants sexuels et aux autres malades qui la désirent. L'intervention est donc essentiellement volontaire dans son principe et cette loi est sans relation formelle avec le Code pénal.
Au Danemark, en Finlande et en Islande des dispositions surajoutées